VIDÉO. Cocotte à Pierrerue : Quand la cuisine se mêle aux liens de partage

VIDÉO. Cocotte à Pierrerue : Quand la cuisine se mêle aux liens de partage

Le Bistrot Cocotte, seul commerce de Pierrerue, prouve qu’un restaurant peut devenir le cœur battant d’un village perché. Entre Forcalquier et Lurs, ce lieu de 580 âmes cultive une ambiance singulière. Ici, la cuisine fusion de Jean-François Garcia et la générosité de Lili Martignon créent du lien bien au-delà des assiettes.

Cocotte à Pierrerue : un bistrot qui réinvente la convivialité

Ce n’est pas un simple restaurant. C’est un point de rencontre, un espace vivant ouvert toute l’année. Rue de la Ferraille, la façade aux volets vert amande attire les curieux comme les habitués. Le nom ? Une référence directe à la cocotte en fonte jaune du grand-père Georges.

Jean-François, dit Jef, et Lili ont repris ce Bistrot de Pays en 2019. Le défi ne les effraie pas. Ils quittent Saint-Tropez pour trouver du sens dans cette ruralité provençale. Leur objectif ? Fédérer les habitants, créer une vraie dynamique locale.

Patricia, venue de Forcalquier, le dit sans détour : « C’est la meilleure table du coin. » Florence, de Ceyreste-en-Luberon, évoque « de vrais restaurateurs, généreux ». Le bouche-à-oreille fonctionne, les clients viennent même d’Aix et Marseille.

Les secrets du Bistrot Cocotte
  • Cueillir chaque matin

    Jef passe au potager dès 7 h, panier sous le bras. Les légumes atterrissent le soir même dans les assiettes.

  • Changer la carte

    Pas de plat signature, mais une ardoise qui suit les saisons. Keftas, ceviche de maquereau, aubergine façon pissaladière.

  • Ouvrir toute l'année

    Cocotte est le seul commerce du village de 580 âmes. Lieu de rencontre ouvert même hors saison.

  • Jouer la fusion

    La cuisine mêle influences française, californienne et asiatique. Un héritage des années 80 et du chef Roy Yamaguchi.

  • Chiner la déco

    Globes terrestres, carafes Ricard et vinyles trouvés en vide-greniers. Une ambiance unique qui met à l'aise.

Une cuisine fusion inspirée par Los Angeles

Jef a eu une révélation aux États-Unis dans les années 80. Aux côtés du chef Roy Yamaguchi, créateur de la cuisine fusion hawaïenne, il découvre un style mêlant cuisines française, californienne et asiatique. « Ça m’a fait quitter la pâtisserie pour m’éclater », raconte ce natif de Lyon.

Des keftas au ceviche de maquereau, de l’aubergine façon pissaladière aux pâtes aux calamars : chaque plat raconte une histoire. L’ardoise change selon la cueillette du jour. Pas de plat signature, mais une créativité permanente.

Le potager du chef : une recette d’authenticité

Jef cultive ses légumes et ses fleurs comestibles sur sa propriété bordée d’oliviers. Tomates, aubergines, courgettes, melons, pastèques, mais aussi cosmos et œillets d’Inde poussent au goutte-à-goutte. Chaque matin dès 7 h, il fait sa cueillette, panier sous le bras.

« Labourer, semer et voir la graine grandir, c’est génial. Pour un cuisinier, c’est un aboutissement de cueillir ses propres légumes », confie-t-il. Les produits finissent le soir même dans les assiettes. Un circuit court, direct, sincère.

L’été au jardin : entre tradition et modernité

La serre du chef est une fournaise. On y croise une amarante à crête, appelée « tête d’éléphant », qui s’élance sur plus d’un mètre. Jef en a planté partout. Cette plante pourpre spectaculaire illustre son goût pour l’expérimentation.

Cuisine et jardinage se répondent. Chaque recoin du potager nourrit l’inspiration culinaire. Même les fleurs finissent dans les assiettes, pour la couleur et le goût.

Des liens de partage dans les Alpes-de-Haute-Provence

Lili, ex-travailleuse sociale à Marseille, a retrouvé au bistrot le lien social de son ancien métier. « Je retrouve la bienveillance et l’empathie. Ce qu’on veut, c’est fédérer et prendre soin », insiste celle qui gère la salle et la carte des vins nature.

Le duo fonctionne. Elle, autodidacte, responsable de la salle. Lui, chef créatif, passionné de jardin. Ensemble, ils accueillent toute l’année habitants du département, touristes de passage et habitués fidèles.

Cocotte, un lieu vivant ouvert à tous

Les produits proviennent d’un micro rayon entre Pierrerue, Lurs et Niozelles. Les légumes sont divins, les agriculteurs travaillent avec respect. La décoration, chinée dans les vide-greniers, mêle globes terrestres, carafes Ricard et vinyles.

  • 🍽️ Plats créatifs renouvelés selon la cueillette
  • 🥕 Légumes du jardin cueillis chaque matin
  • 🍷 Vins nature et bio sélectionnés avec soin
  • 🏘️ Seul commerce du village, lieu de rencontre
  • 👨‍👩‍👧 Famille et équipe soudées pour la saison

La gastronomie comme ciment social

Les desserts aussi racontent cette histoire. Pavlova, tatin d’abricot, tiramisu au citron, nougat glacé : tout est maison. Les produits locaux se transforment en gourmandises qui rassemblent. La renommée dépasse le village de 580 âmes.

« Au début, on ouvrait tôt pour les croissants et le café », se souvient Lili. La formule n’a pas pris. Les gens viennent ici pour prendre le temps de bien manger, de bien boire. L’accord mets-vins est soigné, la carte évolutive.

Recette du succès : les produits locaux avant tout

Stéphane de Cruis apprécie « l’engagement pour soutenir nos agriculteurs ». La qualité des plats reflète cette démarche. Jef et Lili montrent qu’un restaurant de village peut être un acteur du territoire.

La gastronomie devient ici un outil de partage. Chaque repas est une occasion de rencontre. La provençale tradition de l’accueil se conjugue à une vraie modernité culinaire.

Le Bistrot de Pays Cocotte, rue de la Ferraille à Pierrerue, vous accueille midi et soir les mardi, jeudi, vendredi et samedi. Fermé dimanche et lundi. Une adresse à découvrir pour goûter une cuisine sincère et spontanée, au cœur des Alpes-de-Haute-Provence.

Ce que le village doit à son bistrot

Est-ce que la carte change souvent ?

Tout le temps. L'ardoise suit la cueillette du matin, donc pas de plat signature. Les produits du jardin finissent le soir même dans les assiettes.

Qui est derrière les fourneaux ?

Jean-François Garcia, dit Jef, un Lyonnais passé par la pâtisserie. Il a découvert la cuisine fusion à Los Angeles avec le chef Roy Yamaguchi.

Est-ce que le bistrot vaut le détour ?

Les habitués viennent même d'Aix et de Marseille. Pour eux, c'est la meilleure table du coin, avec des légumes du jardin et des vins nature.

C'est quoi l'histoire de la cocotte ?

C'est une référence directe à la cocotte en fonte jaune du grand-père de Jef, Georges. Le nom est un hommage.

Une anecdote sur ce sujet ? Elles sont bienvenues

Laisser un commentaire

3 commentaires

  1. C’est super ce genre de lieu ! Est-ce que la carte change souvent ? Merci pour la découverte.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Prouvez que vous êtes humain : 1   +   3   =